Olargues

Le coup de main de l’Histoire

Actuellement classé parmi les cent quarante-huit plus beaux villages d’une France qui compte des dizaines de milliers d’autres villages, Olargues domine l’ensemble de ses compères de la vallée du Jaur grâce à sa position stratégique. La beauté alliée à une situation géographique dominante en font le centre de tous les regards, entre flancs sud de la montagne du Haut Languedoc et ligne des Avants-Monts.

Cela remonte au XII° Siècle, quand le choix du lieu d’implantation a conjugué défense sûre et économie viable – une défense naturelle sur trois flancs et une pente au sud de la montagne du Haut Languedoc qui soit suffisamment douce pour y installer un village avec eau et terres cultivables, au croisement de routes importantes (source OTSI Olargues)- L’Histoire raconte qu’en 1127, les seigneurs d’Olargues, issus de la famille des vicomtes de Minerve, sont implantés sur ce piton autour duquel s’enroule le Jaur. Un premier regroupement de maisons est encore observable autour des vestiges du château sous la forme de caes, de ruelles, de placettes, d’escaliers creusés dans le rocher.

En un siècle, les barons d’Olargues ont construit une ville fortifiée, surmontée d’un château et d’une église dédiée à Saint Laurent, consacrée en 1227. La puissance seigneuriale et l’efficacité de ses alliances permettent au village de toujours nous séduire au XXIème Siècle.

Images médiévales et panoramiques


Galeries photos d’Olargues

Un pousse-au-rêve

Déambuler dans l’étroit réseau des ruelles d’Olargues fait découvrir mille et un trésors de l’architecture médiévale encore disponibles au regard. L’ambiance qui s’en dégage est impressionnante. La roche du piton apparaît sur les hauts, entre passages et habitations. Il faut parfois se faufiler entre deux murs et un rocher pour progresser, tout en veillant bien à ne pas manquer une de ces marches creusées dans la pierre. C’est magique ! Cela rappelle ces films projetés, ces histoires contées aux enfants pour en nourrir l’imaginaire.

En fait, Olargues est un trésor duquel émanent de curieuses effluves aux parfums de nostalgie et l’on parcourt l’ancienne partie du village en se demandant si, raccourcis spatial et temporel aidant, l’on ne va pas heurter une gente dame ou un fragile damoiseau, voire un robuste gent d’armes, au tournant d’un mur et s’inscrire alors dans la réalité profonde du village.

Une visite au musée d’Arts et de Traditions du village s’impose. Ouvert sur les escaliers intérieurs de la Commanderie conduisant à la tour-clocher du « Castrum », ce musée géré par des bénévoles recèle d’intéressants objets témoins de la vie agricole et artisanale des temps passés, des vestiges néolithiques également, mais il permet aussi d’observer un passage souterrain qui, au Moyen-Âge, permettait aux troupes et aux habitants de circuler d’un point à l’autre de l’enceinte fortifiée sans apparaître au jour. Difficile de recevoir une flèche dans ce cas-là ! Tout cela donc, c’est beaucoup d’imagination. Et, sous le soleil méridional ou à l’ombre de ses venelles, Olargues, l’un des plus beaux villages de France, se comporte comme un véritable pousse-au-rêve.

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Ensemble castral et pont du diable

L’ensemble castral d’Olargues couvre environ un hectare sur le sommet du piton dominant le village. Jusqu’au XVIIème Siècle, un rempart haut, encore bien conservé, a protégé le château alors qu’un rempart bas, contre lequel sillonnait un chemin de ronde, a enserré les fonds de cabanes en rejoignant les façades jointives qui ferment le village (source OTSI). Dès cette période, le château a été déserté puis ruiné. Pendant trois siècles, il a servi de carrière de pierres aux bâtisseurs du nouveau village.Les fouilles archéologiques conduites depuis quelques années exhument progressivement ce qu’il en reste.

Le célèbre pont du Diable, construit avec les meilleures techniques du XIIIème Siècle, lui, n’a pas bronché. Essentiel pour franchir le Jaur et permettre tous les trafics sur la route Nîmes-Toulouse, il porte une bonne part de la responsabilité du succès du village.

Le clocher-donjon de l’ancienne église d’Olargues domine les paysages à des kilomètres à la ronde. Émergeant des bois de chênes verts qui couvrent les flancs du piton, il impose encore une force qui inspire le respect. Après une petite grimpette, quand on est là-haut on peut se croire seigneur. On découvre un panorame à 360° sur les vallées, la montagne du Haut Languedoc et les Avants-Monts. L’air y est vif, stimulant et ce qu’il reste des murs inspire un sentiment de puissance face aux paysages.

Plus bas, la vie coule au rythme du Jaur, bien large sous le pont du Diable qui ricane devant l’impuissance des temps à le déstabiliser. Sous un certain angle de vue, il paraît soutenir et le piton et son clocher. La symbolique d’un pont, fut-il du Diable, joue ici en plein. Vie d’hier, vie d’aujourd’hui, vie de toujours…